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<title>Brrr..uit Barbar..rre - patrimoine</title>
<description>S'informer et échanger, toujours et encore, pour lutter contre l'inflation sonore, à Rouen, ailleurs</description>
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<title>Enseignes patrimoniales</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Prudence)</author>
<category>Patrimoine</category>
<pubDate>Thu, 30 Aug 2007 08:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Reparlons de la boutique de feu l'enseigne &quot;A la Cloche d'argent&quot; de la rue Massacre. &lt;strong&gt;Sa devanture en bois&lt;/strong&gt; date des années trente: elle &lt;strong&gt;est dite &quot;&lt;em&gt;en applique&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;: c'est-à-dire en adjonction extérieure par rapport à la façade&lt;/em&gt;&quot;(1). Sur les linteaux en bois, sont gravés le nom du commerçant (G. GORE), les produits proposés à la vente (cafés, thés) et une fonction (brûlerie). Elle est typique de cette époque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une autre devanture en bois , sans doute de la même époque, m'a toujours frappé dans ma jeunesse:&quot;&lt;strong&gt;A L'AUMUSSE&quot; (&lt;/strong&gt;31-33, rue du Gros-Horloge). Sur le linteau, de part et d'autre de l'enseigne, des têtes de lions et des têtes d'ours rappellent qu'un fourreur (&lt;em&gt;un pelletier&lt;/em&gt;) y était installé. Les splendides manteaux de fourrure exposés m'attiraient peut-être parce qu'une certaine idée de luxe et de confort s'en dégageait. Si cette devanture est préservée, le magasin vend, signe des temps, de &quot;la téléphonie mobile&quot;.&amp;nbsp;Il&amp;nbsp;ne me fait plus rêver.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le nom de cette enseigne a un rapport avec la cathédrale voisine, car l&lt;strong&gt;'&lt;em&gt;aumusse&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, explique &lt;em&gt;le Petit Robert&lt;/em&gt;, est &quot;&lt;em&gt;une&lt;/em&gt; &lt;em&gt;fourrure que les chanoines et les chantres portaient sur le bras en allant à l'office. Cette fourrure, symbole du canonicat&lt;/em&gt;&quot;. Un &lt;em&gt;aumussier&lt;/em&gt;, métier disparu, était un marchand bonnetier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au Point Info de l'Agglo, 50 rue de la Vicomté, une expo sur le thème de l'architecture des boutiques est visible. Il paraîtrait que la majorité des visiteurs souhaiterait&amp;nbsp;voir reconstruit &quot;à l'identique&quot;&amp;nbsp;l'immeuble des Anciennes Mutuelles à la place de l'ancien palais des Congrès. &quot;Fossilisation&quot;&amp;nbsp;des goûts des Rouennais. Loïc VADELORGE vous le démontre (2). C'est malheureusement toujours d'actualité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;doMINUIT&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(1) Cécile Lavenu &quot;Boutiques d'hier et d'aujourd'hui&quot;, &lt;em&gt;n°31 - Collection histoire(s) d'Agglo.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;(2) ROUEN sous la IIIe République -Politiques et pratiques culturelles,&lt;/em&gt; Presses Universitaires de Rennes, mars 2005&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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