02.09.2007
Transports non durables
Parler transports à un âge où l'on ne peut mener quiconque en bateau, c'est galère.
Tous les aoûtiens ont regagné leurs pénates et vont reprendre leur travail. Sans nul doute, la grogne des usagers de la ligne Rouen-Paris va refaire, et à juste titre, la une des journaux.
Pourtant, d'après l'Almanach de Rouen de l'année 1815, le vélocifère -véhicule à quatre roues- mettait douze heures pour aller de Rouen à Paris. En 1834, il partait à 7h du matin de l'Hôtel des Vélocifères (21, rue du Bec) et arrivait 9, rue du Boulay, à Paris. "Des diligences et autres voitures suspendues" partaient tous les jours pour la capitale des rues Thouret, du Bec et des Carmes.
En 1844, toujours d'après l'almanach local, un an après l'ouverture de la ligne de chemin de fer -Rouen était alors à la pointe du progrès, n'en déplaise à M. Flaubert-, le train mettait trois heures et quelques minutes pour parcourir les 137 km de Rouen à Paris. Il en coûtait 16fr50 en 1e classe, 13fr50 en 2e classe, 10fr en 3e classe. Il était alloué à chaque voyageur 15kg de bagages. L'entrée du Débarcadère -le mot gare n'est pas encore utilisé- était quai du Grand Cours; la sortie, rue de Seine. "Des omnibus [étaient] affectés au transport des voyageurs. Les bagages [étaient] portés à domicile par les soins de l'entrepreneur de factage à des prix très modérés." Il y avait aussi "un commissaire spécial de police, au Débarcadère".
Je me souviens d'une photo, prise je ne sais en quelle année, d'un ancien maire de Rouen (M. Lecanuet) aux commandes du TGV "Ville de Rouen". Ce n'était pas un photomontage. La modernisation de la ligne n'a pas suivi: manque de vision des dirigeants ou absence de concurrence entre les divers moyens de transports ? Il nous faut encore plus d'une heure pour rejoindre Paris. Nous avons gardé le coche...
doMINUIT
08:00 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rouen, transports, usagers Paris-Rouen, SNCF



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